MAIN BASSE SUR LA TERRE : témoigner de l’accaparement des terres

Marie Dorigny a terminé en un an sa série de photoreportages sur l’accaparement des terres en Roumanie, au Brésil et au Guatemala.
Pour ce projet, elle était accompagnée par Marie-Amélie Carpio, reporter indépendante, qui a réalisé les rédactionnels de reportages.
Intitulé «Main basse sur la terre», ce projet en recherche de financement avait débuté sept ans auparavant.
Notre partenariat a réuni deux entreprises, deux donateurs privés et l’ONG CCFD Terre Solidaire.

«Main basse sur la terre»
Trois reportages fondateurs pour l’association PARRS
Par Frédéric Szerman

Après l’écoute de l’émission d’Alain le Gouguec « 116 rue Albert Londres » sur France Inter en octobre 2014, j’ai eu un sentiment d’urgence.
Marie Dorigny venait de parler du reportage qu’elle avait réalisé avec Marie-Amélie Carpio au Mozambique après avoir gagné le prix décerné par l’Agence Française du Développement. Elle se posait beaucoup de questions quant au financement des reportages dans les autres pays pour clore sa série.
Je lui ai immédiatement proposé de lui trouver le financement en lui garantissant les fonds nécessaires.

A la demande du CCFD Terre Solidaire, nous avons créé une association loi 1901 pour organiser un schéma de financement original permettant aux photoreporters et à Marie Dorigny une totale indépendance dans le traitement des reportages. Ainsi le projet « Main basse sur la terre » a été fondateur pour l’association PARRS.

Une fois tous les pays couverts (Guatémala, Brésil, Roumanie) et sa série terminée, Marie Dorigny a informé PARRS qu’elle n’autorisait pas à présenter sur notre site quelques photos issues des reportages financés afin de promouvoir nos actions.

Le principal aujourd’hui est que nous sommes très heureux de savoir que ces trois reportages ont été réalisés dans les meilleures conditions possibles – en toutes indépendances éditoriales et artistiques – car le sujet de l’accaparement des terres est bien plus important que notre déception.

 

PORTRAITS

Marie Dorigny
Grand reporter-photographe

Marie DORIGNY, Grand Reporter-Photographe engagée, privilégie le social, le travail des enfants et les conditions de vie des femmes.
Après avoir été journaliste rédactrice Marie Dorigny choisit la voie de la photographie, en décembre 1989, avec la révolution roumaine et collabore depuis avec la presse écrite nationale et internationale.
Source : émission 116 rue Albert Londres du 19/10/2014 France Inter

Marie-Amélie Carpio
Journaliste

Née à Toulouse, Marie-Amélie CARPIO est diplômée de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence. Elle entre à National Geographic à Paris, il y a 10 ans, où elle s’occupe aujourd’hui de la rubrique actualité culturelle, et aux Cahiers de Science et Vie.
Elle est aussi reporter indépendante et réalise des reportages sur des fouilles archéologiques au Pakistan, en Afghanistan et à Gaza, des voyages en Inde, en Turquie et en Laponie. Partie sur les traces de Bouddha au Bihar, pour voir comment le bouddhisme est utilisé par les Intouchables pour s’émanciper du système des castes, elle réalise avec Marie Dorigny une enquête sur la condition des femmes népalaises.
Source : émission 116 rue Albert Londres du 19/10/2014 France Inter